MARIE DE WALLEMBROUX DITE D'OIGNIES VOIRE DE NIVELLES

Activité de Claude JANSSENS, LSEA, Généalogiste & Héraldiste amateur

Bienheureuse Marie d'Oignies - variante nominis

Recluse (✝ 1213)

"Marie appartenait à une famille aisée de Nivelles en Belgique. Elle ressent très jeune l'appel à une vie consacrée, mais ses parents la marient à 14 ans. A cette époque, c'était difficile d'en discuter. Pour son bonheur, son époux, Jean, partage sa soif d'absolu. Tous deux vivront comme frère et sœur. Ce n'est pas suffisant: ils distribuent leurs richesses et se dévouent auprès des lépreux. Ce n'est pas encore assez: Jean et Marie se séparent, à grand chagrin sans doute mais pour eux c'est la volonté de Dieu. Ils mèneront chacun de leur côté la vie contemplative et apostolique.

Marie se retire dans un ermitage du prieuré Saint Nicolas d'Oignies, près de Namur. Des disciples se rassemblent autour d'elle. Parmi eux, Jacques de Viry, son futur biographe, qui deviendra un ardent prédicateur et l'évêque de Saint Jean d'Acre. Tout en pratiquant une ascèse digne des Pères du Désert, elle éprouve des extases mystiques et des visions évangéliques. Marie sert ses compagnons et continue de soigner les lépreux.

Elle fait partie de ces béguines, nombreuses dans le Nord, mais aussi en Provence, en Catalogne, en Sicile, qui vivent dans le monde, y menant une vie de consacrées.

À Oignies, dans le Hainaut belge*, l'an 1213, la bienheureusse Marie. Dotée de dons mystiques, elle vécut, avec le consentement de son époux, en recluse dans une cellule, et fut ainsi à l'origine et à l'organisation du mouvement des béguines.

Martyrologe romain" - Confer Nominis

 * A l'époque, le Duché de Brabant. Oignies fit partie du Comté de Namur et le prieuré alternativement partie du duché de Brabant et du Comté de Namur.

Marie d'Oignies

 

Née de parents riches, alliés aux familles nobles du pays, Marie, future sainte Marie d’Oignies, témoigne très jeune d’une aversion pour la vie séculière. À quatorze ans, elle accepte toutefois l’union que lui proposent ses parents avec un jeune homme dénommé Jean. Mariée, elle se livre à une vie d’ascète et parvient à rallier son mari à sa foi.
Tous deux se retirent à la léproserie de Willambroux, près de Nivelles, et se mettent au service des malades durant plusieurs années. Les miracles et guérisons qu’on attribue à Marie amènent rapidement de nombreux visiteurs et celle-ci décide de quitter Willambroux pour le monastère d’Oignies, fondé par Gilles de Walcourt et ses frères, sur les bords de la Sambre, où bientôt, comme à Willambroux, sa présence attire nombre de pèlerins.
C’est à Oignies que Marie rencontre le théologien Jacques de Vitry, qui devient son ami et confident. On doit à ce dernier la biographie de Marie, la Vita Mariae Oigniacensis, rédigée vers 1215, à la demande de l’évêque de Toulouse, Foulques, qui avait rencontré Marie D’Oignies, après avoir été chassé de son diocèse par les Albigeois.

Léopold GENICOT (dir), Histoire de la Wallonie, Toulouse, Privat, 1973, p. 180
Léopold GENICOT, Racines d’espérance. Vingt siècles en Wallonie, par les textes, les images et les cartes, Bruxelles, Didier Hatier, 1986, p. 88
Henri PIRENNE, dans Biographie nationale, t. 13, col. 716-718

La vie de la Bienheureuse Marie d'Oignies

L'église sainte Marie d'Oignies et le culte

De style roman, l'église inaugurée le 14 février 1909 et consacrée le 26 juin 1909. L'édifice abrite les restes du Chanoine régulier du prieuré Saint-Nicolas, le cardinal Jacques de Vitry, un reliquaire contenant une côte de Marie d'Oignies et deux confessionnaux ayant fait partie du mobilier de l'ancienne église du prieuré Saint-Nicolas.

Le culte : 

https://www.egliseinfo.be/lieu/62/aiseau-presles-oignies/sainte-marie

Le diocèse deTournai :

https://www.diocese-tournai.be/

 

Reliquaire de sainte Marie d'Oignies

Il s’agit d'un reliquaire comprenant une côte de la bienheureuse Marie d’Oignies ou de Nivelles dites d’Oignies. En effet, Marie de Willambroux n’a jamais été canonisée et reconnue comme sainte par l’Eglise bien que son culte soit autorisé à Oignies (Aiseau) et à Nivelles. L’église de la paroisse d’Oignies porte officiellement le nom de sainte Marie d’Oignies.
Marie de Willambroux est enterrée dans l’église Saint Nicolas à Nivelles.

La Confrérie de la Bienheureuse Marie d'Oignies

" Le 15 mai 1619, une bulle du Pape Paul V donna l'autorisation au prieuré de fonder la confrérie de la Bienheureuse Marie d'Oignies - elle continue à exister - et d'accorder des indulgences à ses membres. Une source qui jaillit dans la cour d'honneur du prieuré fut reconnue merveilleuse  ....", en page 52 de "Histoire du prieuré de l'église Saint-Nicolas (chanoines réguliers de saint Augustin) et du béguinage d'Oignies", par Jean FICHEFET, 1977, Administration communale  d'Aiseau.

La Confrérie de Sainte Marie d'Oignies

Il faut lire le texte de Monsieur FICHEFET en se souvenant qu'il y avait belle lurette que l'église saint Nicolas n'était plus qu'un souvenir.Toutefois, Monsieur BASSO, le sacristain du clocher de sainte Marie d'Oignies, que j'ai questionné à cet égard a retrouvé les statuts de la Confrérie de Sainte Marie d'Oignies approuvé par Monseigneur Charles-Gustave, Evêque de Tournay, en date du 4 juin 1910.

Il s'agit probablement d'une relève de la précédente confrérie suite à la consacration de la nouvelle église d'Oignies sous le nom de Sainte-Marie d'Oignies et par conséquence d'une confusion de Monsieur FICHEFET.

Le Cardinal de VITRY

Jacques de Vitry, chanoine régulier d’Oignies, légat par Innocent III dans les régions de Germanie et de Belgique. Il devint cardinal sous Grégoire IX et décédale 30 avril1244.

C’est SOHIER, Prieur de saint Nicolas (1243/1253, 1255/1258), qui reçu la dépouille du Cardinal de VITRY, l’inhuma dans l’église (saint Nicolas) d’Oignies, érigea un monument au cardinal et qui fonda, en l’honneur de celui-ci, une messe spéciale, dite chaque jour, jusqu’en 1704.
Mausolée qui fut détruit sous le priorat de Jean de HEVILLERS (1343/1369).

Confer Jean FICHEFET, Histoire du Prieuré de l’église SAINT-NICOLAS et du Béguinage d’Oignies.

Après, un long séjour dans l'église saint Martin à Aiseau, il revient, le 19 décembre 1970,  suivant son souhait à Oignies mais cette fois en l'église sainte Marie d'Oignies. En effet, ses restes se trouvent sous l'autel dédié à sainte Marie d'Oignies, toutefois, c'est le 26 juin 1971, qu'une inscription fut iaugurée signalant que " ICI REPOSENT LES RESTES DE JACQUES DE VITRY".

Dates données par Jean FICHEFET dans son ouvrage ci-avant cité.

Photographie de François BASSO, Sacristain

 

Un beau vitrail à l'effigie de saint Nicolas

Eglise sainte Marie d'Oignies : beau vitrail à l'effigie de saint Nicolas dont de la famille Georlette. 

Photographie de François BASSO, Sacristain

La chapelle sainte Marie d'Oignies

La tradition rapporte qu’elle fut érigée à l’endroit où Marie d’Oignies aurait traversé la Sambre en marchant sur l’eau. Marcher sur l’eau correspondait à cette époque à traverser un gué.

Avant la réalisation de la rue d’Oignies, le chemin qui passait à cet endroit se dénommait « chemin gué sainte Marie ». Ce petit chemin permettait de rejoindre la rue de Tamines. La rue de Tamines  fut rebaptisée « rue Henri Rousselle » jusqu’au café « Caves d’Artois », tandis que son dernier tronçon, tout comme le « chemin gai sainte Marie », fut englobé dans la « rue d’Oignies ».

Détail sur : CHAPELLES

 

Le prieuré de l'église saint Nicolas à Oignies : OIGNIES & ST NICOLAS

Les chapelles que nous connaissons sur la paroisse : CHAPELLES