CHAPELLES DU CLOCHER D'OIGNIES

Cette page est inspirée de la participation de Francesco BASS0, Sacristain et Trésorier de la Fabrique d'église de sainte Marie d' Oignies, au recensement des chapelles, des potales et des calvaires, de son Clocher. Il est, en outre, l'auteur des photographies de celle-ci. Les commentaires sont ceux de Claude JANSSENS, généalogiste et héraldiste amateur.

Aujourd'hui dénommée Clocher d'Oignies, la paroisse d'Oignies comprend deux anciennes terres namuroises Oignies et Menonry. Cette ancienne paroisse comprend un certain nombre de chapelles relevées par François BASSO dans le cadre du recensement organisé par le service Culture, Art et Foi, de l'Evêché de Tournai.                                         

La chapelle sainte Marie d'Oignies

La tradition rapporte qu’elle fut érigée à l’endroit où Marie d’Oignies aurait traversé la Sambre en marchant sur l’eau. Marcher sur l’eau correspondait à cette époque à traverser un gué.

Avant la réalisation de la rue d’Oignies, le chemin qui passait à cet endroit se dénommait « chemin gué sainte Marie ». Ce petit chemin permettait de rejoindre la rue de Tamines. La rue de Tamines  fut rebaptisée « rue Henri Rousselle » jusqu’au café « Caves d’Artois », tandis que son dernier tronçon, tout comme le « chemin gai sainte Marie », fut englobé dans la « rue d’Oignies ».

 

Cette chapelle aurait déjà été signalée au 13ème siècle et, au cours du temps, aurait fait l’objet de plusieurs reconstructions.

La chapelle précédant celle que nous connaissons était située sur un renforcement de la berge de la Sambre en aval du chemin actuel. Erodée par la Sambre, elle fut démolie en 1900 et aurait été reconstruite en son emplacement actuel avec les matériaux de l’ancienne.                                                                                     

Des messes ont encore lieu dans cette chapelle.  A l'occasion de la procession annuelle en l’honneur de Ste-Marie-d’Oignies, celle-ci s'y arrête avec prières et bénédiction des mamans et futures mamans. Dépôts de fleurs.  Bougies.

Chapelle au Très Précieux Sang de Jésus-Christ

Cette chapelle est située sur la rue d'Oignies pratiquement à sa jonction avec la rue Henry ROUSSELLE. 

Elle fait toujours l'objet d'une dévotion limitée à l'arrête de la procession annuelle en l'honneur de sainte Marie d'Oignies.

Chapelles dédiées à saint Antoine de Padoue

Sur le site de la paroisse d'Oignies, il existe trois chapelles dédiées à saint Antoine. 

Saint Antoine, suivant Nominis :  

 " Frère mineur, docteur de l'Église (✝ 1231)

Né à Lisbonne, ce contemporain de saint François d'Assise s'appelait en réalité Fernando. De famille noble aux traditions militaires, il entra tout jeune chez les Chanoines Réguliers de Saint Augustin à Coïmbra où il fut ordonné prêtre. En 1220, quand les restes des premiers martyrs franciscains furent ramenés du Maroc au Portugal, il entra chez les Frères Mineurs et prit le prénom d'Antoine. Il désirait lui aussi aller au Maroc afin d'y mourir martyr. Tombé malade pendant le voyage, il dut rentrer en Europe.

En 1221, il est à Assise au chapitre de l'Ordre et ses frères découvrent alors ses talents de prédicateur et de théologien. Ayant remplacé 'au pied levé' un prédicateur empêché, il étonne ses frères qui, désormais, l'envoient prêcher plutôt que de balayer. Avec la permission de saint François, il enseigne à Bologne, Toulouse, Montpellier et Limoges. A Brive-la-Gaillarde, on conserve même le souvenir des grottes où il se retira quelque temps dans la prière solitaire. C'est aussi dans cette ville qu'il retrouva miraculeusement un manuscrit dérobé, y gagnant du même coup sa spécialité posthume pour lui faire retrouver les objets perdus. En 1229, il est élu provincial de l'Italie du Nord.


La fin de sa vie est dominée par la prédication où il excelle. Il se trouve à Padoue pour prêcher le Carême en 1231. C'est là qu'il meurt d'épuisement à 36 ans, dans cette ville qui le vénère et qui lui donne son deuxième nom, saint Antoine de Padoue. Il est "Docteur de l'Église", mais la piété populaire préfère en lui l'intercesseur efficace.


Il a été nommé saint patron du Portugal en 1934 par le pape Pie XI."

En savoir plus ; https://nominis.cef.fr/contenus/saint/1313/Saint-Antoine-de-Padoue.html

St ANTOINE - P P N

Chapelle St ANTOINE - P P N

Cette chapelle est située au n° 54 de la rue Henry Rouselle à droite de la sortie de la Place Emile Hittelet, dite de la Respe. 

Chapelle saint Antoine à Menonry.

Sise à la rue Lambot à Menonry, cette chapelle est dédiée à saint Antoine. 

Elle fait toujours l'objet d'une dévotion limitée à Saint Antoine : bougies, fleurs

Chapelle saint Antoine du quatier de la gare.


Sise rue de la Gare à hauteur du n° 78 (à vérifier).

Chapelle dédiée à sainte Adèle.

La petite chapelle très délabrée située à droite de l’entrée du sentier (n° 70) du Champ de Bry (Cadastre Source:%UPD:226695%) est dédiée à sainte Adèle. Suivant l’atlas des chemins, il s’agit du sentier reliant le hameau de Tergnée à celui de Menonry.

Il s’agit probablement de sainte Adile ou Adilia qui fut moniale dans le brabant Wallon († 670), confer nominis.

"Issue de la noblesse hesbignonne, Adèle, qui avait pris le voile à Nivelles, fut, à la fin du VIIe siècle, envoyée à Orp avec quelques jeunes religieuses pour y installer un monastère. Elle construisit à Orp-le-Grand une église et un couvent." (source: la régionale Brabant Wallon)

Église Saints Martin et Adèle à Orp-le-Grand (Orp-Jauche): "Joyau du patrimoine architectural de l'entité d'Orp-Jauche, l'église décanale d'Orp-le-Grand, dont Sainte-Adèle partage depuis 1948 la dédicace avec Saint-Martin... Ce prestigieux monument de style roman mosan a succédé sur le site à trois constructions antérieures, toutes dédiées à Saint-Martin, dont la plus ancienne remonte au VIIIe siècle, lors de la fondation d'un monastère par Sainte-Adèle à Orp-le-Grand..."

Une chapelle fut érigée à Brye (Fleurus), près d’une source miraculeuse,  par un curé originaire d’Orp-le-Grand où les reliques de sainte Adèle se trouvent et sont vénérées.

Sainte Adèle serait née aveugle vers l'an 650 et  aurait été guérie, de manière miraculeuse, lors de son baptême. Ce qui en fit un intercesseur privilégié pour les maux affectant les yeux

Toutefois, on connait deux autres saintes du nom d’Adèle à savoir :

a)    La fille de Dagobert II, roi d’Austrasie, qui épousa un seigneur nommé Albéric, dont elle eut plusieurs enfants. Devenue veuve, elle fonda, près de Trèves, où sa sœur Ermine était abbesse d’Ohren, le monastère de Palatiole , aujourd’hui Pfaltz, et y prit le voile vers l’an 700. Placée à la tête de cette communauté, elle la gouverna pendant plus de trente ans et mourut vers l’an 734. Sa mémoire est marquée dans des martyrologes sous le 24 décembre avec celle de sa sœur sainte Ermine.

b)    La fille de Robert, roi de France, épouse du comte de Flandre, Baudouin V, dit de Lille ou le Débonnaire. En 1067, après la mort de son mari, elle fit un voyage à Rome et y reçut le voile des mains d’Alexandre II.